mangétophone était en panne, des amis nous ont pêté le leur. Ex 10 Ma mère m'inspirait des sentiments amoureux; je m'installais sur ses genoux, dans la douceur parfumée de ses bras, je couvrais de baisers sa peau de jeune femme; elle apparaissait parfois la nuit, prés de ma lit, belle comme une image dans sa scintillante robe noire. Quant à ma père, je le voyais peu. Il partait chaque matin, portant sous ses bras une serviette pleine de choses intouchables qu'on appelait des “dossiers”. Il n'avait ni barbe ni moustache, ses yeux étaient bleus et gais. J'étais contente quand il s'occupait de moi; mais il n'avait pas dans ma vie de rôle bien défini. Ex 11 La plage éblouit et me renvoie au visage une chaleur montante. Instinctivement, j'abrite mes joues, mes mains ouvertes, ma tête détournée comme devant un foyer trop ardent. Mes orteils fouillent le sable pour trouver l'humidité de la dernière marée. Midi sonne et mon ombre courte se
initiales et ponctuelles avec des étrangers de passage : on retrouve cette liaison structurelle entre les deux approches dans l'expression consacrée et très utilisée de « dialogue interculturel » (« dialogue » renvoyant à « communication »), ainsi que dans la présence du sème inchoatif (indiquant qu'il s'agit du début de l'action) dans toutes les expressions équivalant à ce que l'on appelait auparavant « l'enseignement de la civilisation » : « rencontre, approche, découverte, sensibilisation interculturelles ». Mais dès qu'il y a répétition et continuité dans la durée, comme c'est le cas lorsqu'il s'agit de vivre et de travailler ensemble, la composante interculturelle de la compétence culturelle ne suffit pas, et les composantes pluriculturelle et co-culturelle se trouvent forcément mobilisées